Lors du dernier conseil municipal, bien qu’ayant pris un bon petit déjeuner avant de venir, j’étais « resté sur ma faim » concernant les projets du groupe Lamotte. Je n’avais pas eu de réponses à mes questions, pourtant posées à deux reprises. Espérons que cette fois-ci, nos échanges soient plus fructueux.

Vous vous en rappelez certainement, je vous avais alerté fin décembre sur l’absence présumée de logements sociaux dans deux opérations immobilières du Groupe Lamotte (rue du Petit Anjou et Bd des Pas Enchantés) pourtant bien prévus dans les permis de construire délivrés par la ville.

Monsieur Turquois vous m’aviez assuré de la vigilance de la ville en la matière et nous aviez informés des démarches que vous comptiez engager auprès du promoteur pour qu’il respecte ses engagements.

Avez-vous aujourd’hui des éléments rassurants à nous transmettre ?

Si tel n’était pas le cas, nous ne nous interdirions pas d’aller chercher plus loin, auprès des autorités, administratives et judiciaires, compétentes en la matière. C’est un sujet important, qui mérite d’être traité comme tel.

Pour ce nouveau projet, un nombre importants de logements sociaux est mis en avant. Nous ne pouvons pas le reprocher. Bien au contraire. Pascal Pras a rappelé tout à l’heure l’intérêt de poursuivre, coûte que coûte, la construction de logements locatifs sociaux sur notre territoire. Et il a bien raison.

Cependant, il est bien entendu évident que le sens de la loi et de la politique métropolitaine n’est absolument pas de mutualiser le nombre de logements sociaux entre les opérations, anciennes et à venir. Cette opération ne peut, à elle seule, combler les manquements des opérations précédentes, fussent-elles réalisées par le même promoteur.

Chaque opération doit respecter, à elle seule, le pourcentage requis et précisé dans le permis de construire délivré par la ville. Tout manquement à cette obligation devrait être poursuivi et sanctionné s’il était avéré.

Nous attendons donc des précisions à ce sujet, notamment avant de voter cette délibération car la confiance doit être de mise et pour le moment elle ne l’est pas tout à fait.

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