solidariteEn France, environ 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (moins de 1 000 euros/mois/personne). Dans notre ville, près de 450 personnes ont recours chaque année aux aides du Centre Communal d’Action Sociale pour se nourrir, s’habiller, se déplacer… De nombreuses associations sont aussi devenues indispensables pour fournir cette aide, citons par exemple les Restaurants et Jardins du cœur, le Secours populaire, le Secours catholique. Les raisons qui amènent à cela sont financières et sociales : revenus faibles en raison du chômage, de petits contrats, de faibles pensions de retraite, d’accidents de la vie… Le projet actuel du gouvernement Macron sur l’indemnisation chômage aboutirait, s’il était adopté, à réduire la durée et le montant de celle-ci et ainsi à accroître le nombre des personnes en difficulté.

La solidarité ne peut pas reposer que sur l’action locale individuelle ou associative. Elle doit être organisée et assumée par L’État, garant de l’égalité entre les territoires (ruraux comme urbains) et entre les citoyens. La modernité d’une société, et le « progressisme » dont beaucoup se réclament se mesurent aussi à la manière dont celle-ci accompagne les plus fragiles.

Dans ce contexte, au delà du seul aspect financier, l’engagement des agents du CCAS, des bénévoles dans les associations ou encore dans les Centres socio-culturels doit être salué. Véritables « bouées de secours », ils sont des acteurs majeurs de la cohésion sociale dans notre ville. De plus en plus sollicitées, toutes ces structures cherchent aujourd’hui à faire face, alors que leur ressources sont incertaines (6 % de dons en moins depuis le début de l’année par rapport à 2017).

L’enjeu de solidarité nous concerne tous, municipalité comme citoyens et devient primordial pour mieux vivre ensemble demain.

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