7780320990_la-suppression-d-une-demi-part-a-entraine-une-hausse-des-impots-locaux-pour-plusieurs-milliers-de-foyersBudget 2016 : la taxe d’habitation en hausse de 12% !

Le rapport de la Chambre régionale des comptes a révélé des erreurs de gestion dans le budget de notre Ville et précisait aussi qu’elle n’avait pas été en mesure de déterminer précisément les effectifs municipaux. Ces éléments ont leur importance quand on sait que les dépenses de personnel représentent 71% du budget, pour une moyenne de 57% dans des villes équivalentes. D’ailleurs, nous demandons depuis des années l’organigramme du personnel municipal et nous n’avons encore jamais eu de réponse.

Nous déplorons le double discours du sénateur-maire et de son 1er maire-adjoint. A Saint-Sébastien, ils justifient les charges de personnel importantes et en augmentation alors qu’à la Métropole ou au Département, ils les critiquent bien qu’elles soient mieux maîtrisées. Ils demandent même à ces autres collectivités de réduire le nombre d’agents, de ne pas remplacer les départs en retraite. Décidément avec eux, c’est « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ».

De notre côté, nous pensons qu’il est nécessaire d’être cohérents entre les actes et les discours. Les dépenses de personnel d’une collectivité trouvent leur justification dans le service rendu à la population. Il convient donc de s’assurer que le service rendu est nécessaire et de qualité. Dans le même temps, il faut aussi veiller à la capacité de la Ville à assumer ces dépenses de personnel dans le temps. Nous sommes inquiets pour les prochaines années. Maintiendront-ils le nombre de services et d’agents ? Assureront-ils les remplacements des départs en retraite ?

Quand le sénateur-maire et son 1er maire-adjoint arrivent à baisser un peu les dépenses générales, c’est en supprimant l’événement culturel de mai-juin. Dans ce budget, la culture est devenue une variable d’ajustement pour réduire les dépenses.

Du côté des recettes, c’est le matraquage fiscal ! Tous les habitants seront touchés, quels que soient leurs revenus. Pas de distinction selon que l’on soit locataire ou propriétaire, selon que l’on soit riche ou pauvre, que l’on ait de bons revenus ou un petit salaire ou bien une maigre pension.
Taxe foncière + taxe d’habitation : 1,5 M€ d’impôts communaux en plus rien que pour 2016. C’est trois fois plus que les pertes de dotations et participations qui, elles, sont de l’ordre de 500 k€ entre 2015 et 2016.

Pas de doute, avec eux, notre ville peut concourir pour se voir décerner le label de la ville qui augmente le plus ses impôts communaux !

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