SSLMCe mois de mars marque la fin d’une première année de mandature; l’occasion pour nous de faire un bilan et de porter un regard critique sur la démocratie dans notre ville.
Dans ces tribunes, nous avons rappelé que nous étions des élus vigilants, assidus, cherchant à être les plus présents à vos cotés et à votre écoute, pour être aussi force de propositions.

À plusieurs reprises, suite à vos retours, nous avons interpellé la majorité municipale sur ses projets et sur ses choix, comme ce fut le cas début février autour de l’organisation du repas et des colis pour les aînés. N’hésitez pas à nous contacter et à venir nous rencontrer.
Vous savez aussi combien nous sommes sensibles au « Faire ensemble » et donc attentifs aux espaces créés pour favoriser l’expression du plus grand nombre et pour la prise en compte de leurs avis et propositions. L’année qui vient de s’écouler a vu se mettre en place les outils d’une démocratie dite participative et nous sommes restés sur notre faim.

Les conseils de quartier n’ont pas été reconduits et rien n’est annoncé pour les remplacer. Par ailleurs, à l’exception du conseil handi-citoyen, qui s’est ouvert à toutes les bonnes volontés, les autres instances restent relativement fermées car le plus souvent constituées par cooptation ou désignation par la majorité municipale. Ainsi, on intègre le Conseil des sages après avoir été reconnu grâce à l’obtention d’une médaille… entre autre proposée par la municipalité.

Un nouveau Conseil économique social environnemental local (CESEL) vient d’être installé. Présenté comme plus autonome et représentatif de la vie sociale et économique de notre ville, sa composition nous a interrogés lors du conseil municipal du 16 décembre 2014, date de sa création.
Les salariés n’y ont plus de représentants. Les promesses de M. le sénateur maire d’y associer les organisations syndicales sont restées sans suite. De même, pourquoi ne retrouve-t-on pas des membres issus des Centres socioculturels de la ville, acteurs majeurs alliant à la fois le regard de professionnels et la parole des habitants ?

Cette organisation bien trop restrictive est d’autant plus gênante que notre ville a décidé de s’appuyer exclusivement sur ces instances pour mettre en débat les projets locaux et métropolitains : Loire, Plan local d’urbanisme métropolitain (PLUm) etc…

Il faut soutenir les démarches de démocratie participative, et nous y prendrons toute notre part, à condition qu’elles prennent en compte l’avis et « l’expertise » de toute la population dans sa plus large diversité.

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