videoprotectionL’installation de caméras de vidéoprotection dans la ville aurait mérité un vrai débat et nécessite d’en mesurer l’efficacité.
Nous avons appris par voie de presse la mise en place de l’installation de caméra dites de « vidéoprotection » sur dix sites de la Ville pour un coût de 300 000 euros. Nous souhaitons réagir à ce sujet :

Un manque de débat en conseil municipal.
Lors de la campagne des Municipales en 2014, les deux listes évoquaient la possibilité de recourir à la vidéoprotection. Extrait du programme « Saint-Sébastien au cœur » : « Nous utiliserons la vidéo-protection lorsqu’elle s’avèrera nécessaire et efficace, en priorité pour la protection des bâtiments publics. »

Nous ne sommes pas contre, a priori, ce type d’installation mais nous pensons qu’il mérite un vrai débat en amont, hors cela n’a pas été le cas : une simple information en commission municipale en début d’année et rien en conseil municipal. La consultation du « Conseil des Sages », méthode souvent employée par le Sénateur-Maire, ne saurait suffire.

Garantir que ce dispositif de vidéoprotection permet le respect de la vie privée et des libertés publiques.
C’est un enjeu essentiel avec ce type de dispositif. Là encore, le manque de débat et d’information ne nous permet pas aujourd’hui d’estimer si toutes les garanties sont apportées quant à l’utilisation et aux dérives éventuelles qu’il pourrait générer (surveillance des allées et venues à proximité des caméras, visionnage par des personnes non-habilitées…)

Mesurer l’efficience, c’est-à-dire le rapport entre le coût du dispositif de vidéoprotection et la baisse des dégradations.
La vidéoprotection ne peut être qu’un « outil » et ne peut surtout pas remplacer d’autres mesures et dispositifs :

  • coordination entre les différents acteurs de la ville impliqués dans les problèmes de tranquillité publique et de sécurité (ville, police, préfecture…)
  • Clarification de la répartition des tâches entre police nationale, police municipale et la justice
  • Associer la population dans la résolution des problèmes d’incivilités
  • Développer la médiation et la prévention.

Le coût de l’installation des caméras sur 10 sites et du dispositif est élevé : 300 000 euros. Il est impératif d’en mesurer l’efficience par rapport à la baisse attendue des dégradations sur certains bâtiments publics.

De plus, comment est financé ce nouveau dispositif ? Est-ce une des raisons qui ont amené le Sénateur-Maire et son 1er Maire-adjoint à augmenter de 12% la taxe d’habitation ? D’autres politiques publiques de la Ville seront-elles diminuées pour financer la vidéoprotection ?

Nous demandons qu’enfin un vrai débat ait lieu au conseil municipal, que le dispositif soit présenté de manière complète et que soit précisées les modalités de financement et d’évaluation de l’efficacité de ce dispositif.

Retrouvez les articles parus sur le sujet :

>> Dans Ouest-France (édition du 31/05/16)
>> Sur France-Bleu-Loire-Océan

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